Devenir Chauffeur VTC
Comment ingénieusement devenir chauffeur VTC ?
Que veut dire le terme “VTC” ?
Pour devenir chauffeur de VTC rien de plus simple si vous suivez les étapes correctement et surtout si vous remplissez les conditions nécessaires. En revanche, exercer le métier est une autre histoire…
Le mot “VTC” signifie “Véhicule de Transport avec Chauffeur” et auparavant “Voiture de Tourisme avec Chauffeur” pour ainsi dire, les 2 appellations sont toujours employées. Anciennement, le statut de “grande remise” était considéré comme le summum de la qualité de service surtout à Paris et ses palaces prestigieux. En effet, ce savoir-faire est toujours pratiqué grâce aux anciens chauffeurs privés qui ont su conserver le luxe au service de leur clientèle. De nos jours le service grande remise est restée seulement dans la pratique par des chauffeurs soigneux et anti-applications.
Chauffeur de VTC : un service de haute qualité
La profession de conducteur de VTC est de plus en plus répandue depuis l’arrivé des plateformes de mise en relation tel que Uber par exemple. Le ministère des transports a finalement crée ce statut permettant d’élargir l’accessibilité de ce métier au grand public. Par conséquent, faire ce métier est devenu dans un premier temps, plutôt facile d’accès. La formation VTC reste cependant axée sur la qualité de service puisque la caractéristique première est de se démarquer du taxi traditionnel.
Devenir chauffeur VTC, c’est systématiquement porter un costume sobre, une chemise blanche et une cravate sombre. Sa prestance doit être à la hauteur de son professionnalisme. La discrétion et sa bienveillance doivent être aussi remarquable. En outre, la sobriété du véhicule et la qualité du chauffeur feront la qualité de votre voyage. Par exemple, un chauffeur VTC propose des services à bord agréables durant un long trajet.
Quel type de véhicule pour exercer le métier de chauffeur VTC ?
Devenir chauffeur VTC, c’est se plier à beaucoup de restrictions et conditions de par son véhicule afin de garantir la sécurité et le standing pour ses passagers à bord.
La voiture exploitée doit impérativement :
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Avoir une capacité entre 4 et 9 personnes, chauffeur inclus.
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Posséder au moins 4 portes
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Être de moins de 6 ans
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Avoir un moteur d’une puissance nette supérieure ou égale à 84 kW
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Avoir des dimensions minimales de 4,50m x 1,70m
Devenir chauffeur VTC, c’est nécessairement souscrire à une assurance de type RC Pro et une assurance de voyageurs à titre onéreux, en plus de l’assurance propre au véhicule (carte verte) qu’il conservera à bord du véhicule en cas de contrôle. Il devra aussi veiller à son contrôle technique chaque année. Et ce, même si le véhicule est neuf.
Quelles sont les principales formalités ?
Pour devenir chauffeur VTC, le casier judiciaire B3 et B2 doivent être vierge. Aussi, il doit être titulaire du permis B depuis au moins 3 ans. Enfin, il doit obtenir un certificat d’aptitude physique à la conduite auprès d’un médecin agréé par le préfet de votre département. Cette demande prendra la forme du formulaire Cerfa qui devra être signé et complété à la fin de cette visite médicale obligatoire.
- L’inscription à la chambre des métiers de votre activité, il est obligatoire de s’immatriculer auprès du répertoire des métiers.
- Registre des VTC : pour finaliser votre démarrage d’activité, il ne vous reste plus qu’une seule étape : l’inscription au registre national des VTC afin d’obtenir votre licence et votre macaron rouge. Il vous faudra apposer celui-ci sur votre pare-brise en bas à gauche, indiquant le numéro d’inscription de l’entreprise au registre et le numéro d’immatriculation du véhicule.
La rémunération d’un chauffeur VTC
Cette question très souvent évoquée par de nombreux candidats souhaitant devenir chauffeur VTC. Personne, ne peut donner une réponse précise. Chaque cas est unique et donc chaque personne morale ou en nom propre, aura un bilan qui correspondra à son activité précisément.
Pourquoi devenir chauffeur VTC ?
Le chiffre d’affaire moyen d’un chauffeur VTC à son compte dépendra de la manière qu’il travaille. La gestion de son entreprise est aussi primordiale. En d’autres termes, beaucoup de paramètres rentrent en compte. Tout dépend déjà si l’entrepreneur est locataire ou propriétaire de son véhicule. Par ailleurs, le fait d’être en société ou en auto-entrepreneur jouera énormément sur ce qu’il vous restera à la fin du mois !
Bref, vous l’aurez compris, la face fiscale de la gestion de votre entreprise va être décisive. Si vous travaillez avec les plateformes de mise en relation, comme Uber, Free-now (anciennement Kapten), Marcel Cab, Taxify, Bolt etc… Vous ne serez jamais rentable purement et simplement. En effet, la marge bénéficiaire est quasi-nulle voir même déficitaire après avoir déduit toutes les charges à savoir; la TVA, le carburant, l’entretien du véhicule (lavage, nettoyage et mécanique), frais administratifs, honoraires du comptable etc…
Par conséquent, la liste de frais fixes et variables est longue et ne sera jamais compatible avec les tarifs low-cost appliqués par ces plateformes qui exploitent les chauffeurs et rendent l’activité précaire. Ces applications appliquent en plus une commission en moyenne de 25% par course… Plusieurs études ont démontré que cette exploitation fastidieuse est formellement illégale. Un genre de salariat déguisé mal assumé ou malveillant. Bref, beaucoup ont obtenu gain de cause partout dans le monde contre le géant Uber notamment.
La seule réalité
La seule et unique façon de s’en sortir est d’être son propre patron réellement sans aucune dépendance vis-à-vis des applications peu scrupuleuse. Les applications qui polluent le marché du transport de personnes ne cessent de “tirer les prix vers le bas” rendant ainsi la vie du chauffeur qui travaillent pour eux, précaire et déficitaire. Donc, il faut prospecter, s’organiser et savoir entreprendre. Créer son propre site internet est l’une des meilleures solutions pour s’affranchir des plateformes et devenir chauffeur VTC. Le but étant de conserver sa totale indépendance sur un marché ultra-concurrentiel. Vous ne devez dépendre que de vos propres clients ou de vos partenaires avec qui vous collaborer.
En attendant d’avoir un carnet d’adresses clients fourni, travaillez en réseau avec des confrères sérieux et dignes. Le but étant de créer une économie indépendante et surtout de se démarquer des applications. Tout simplement en fournissant une qualité de service incomparable à celle des plateformes en question. Fidélisez une clientèle exigeante, votre professionnalisme fera votre publicité. Gérez votre entreprise en tant que véritable artisan et entrepreneur. N’attendez plus pour devenir VTC !
Comment peut-on devenir chauffeur VTC ?
Depuis son application en 2018, la loi Grandguillaume qui concerne les VTC/Taxi est enfin en vigueur. La maraude électronique est désormais strictement interdite. Son application est en revanche plus compliquée car les plateformes contournent la loi autrement en restant à la limite de la légalité. Sur le marché du transport de personnes, il n’y’a que les taxis qui peuvent marauder en quête de clients. Ainsi, pour devenir chauffeur VTC et obtenir la carte professionnelle, vous devez passer l’examen du T3P obligatoire. La formation VTC quant à elle, reste vivement conseillée. Par la suite, il vous faudra renouveler votre carte pro tous les 5 ans.

